Passeport et visa

Le passeport

Depuis 2009, les passeports ne sont plus électroniques, mais biométriques (étymologie=mesure du vivant…).

Il ne faut plus aller à la préfecture mais prendre rendez-vous dans une  mairie qui les délivre, même si ce n’est pas celle de votre domicile. Apporter deux photos d’identité aux normes, c’est-à-dire celles où on tire la tronche vu qu’on n’a plus le droit de sourire même si on est content de partir en vacances.

Employé à la mairie, c’est loin du développement personnel.

Là une charmante fonctionnaire comme ci-contre, entourée de machines super modernes, prend vos empreintes, les deux mains s’il vous plait, mais seulement quatre doigts, appuyez bien, non pas comme ça, on recommence s’il vous plait, levez-vous pour prendre appui merci, vous recevrez un sms quand il sera prêt, dans dix jours environ au revoir, suivant.

 

Il est très important de pouvoir présenter un passeport qui est encore valide 6 mois après la date de votre séjour. Dans le cas contraire votre entrée en Tanzanie peut être refusée.

 

Les visas

On peut, si on a le temps et l’envie irrésistible d’écrire des courriers, demander les visas kenyan et tanzanien aux ambassades à Paris. Mais franchement il y a plus simple!

Le noir représente le peuple, le rouge le sang versé pour l’indépendance, le blanc la paix, le vert les ressources du pays, et le bouclier est un symbole Maasai.

A l’aéroport de Nairobi, de Dar es Salaam, de Kilimandjaro et de Zanzibar, il y a un guichet pour obtenir son visa avant d’entrer dans le territoire. Il y a parfois un peu d’attente, mais rien comparé aux guichets de la Western Union à Moshi. Ca n’a rien à voir? détrompez-vous, ç’est une mise en condition.

Vous devrez également remplir un formulaire d’entrée/sortie du territoire, bleu au Kenya, jaune en Tanzanie, où vous renseignerez votre identité, le nombre de jours prévus ou passés dans le pays, et une de vos adresses d’hébergement. veillez à vous en munir avant de faire la queue pour le visa… ces formulaires vierges traînent un peu partout dans le hall!

le vert représente l’agriculture, le jaune les ressources minérales, le noir le peuple, le bleu Zanzibar.

Frontière tanzanienne : à Namanga, en venant de Nairobi par la route, on peut aussi demander un visa; il faut faire des aller-retours entre le guichet de la douane, le bureau d’encaissement de l’autre côté de la route, le guichet de la douane, le bureau de change.

Là, c’est assez long… mais avec l’animation qu’il y a on ne s’ennuie pas. Surtout quand il y a un bus de touristes japonais avec des masques FFP3, et derrière un groupe de Maasais qui se marrent…

Mais ça se mérite,non, le joli coup de tampon! Vous aurez une carte autocollante dans votre passeport, avec les « big five » pour le Kenya, et votre photo sous une girafe pour la Tanzanie. Et la devise « Uhuru na umoja », qui signifie « liberté et unité ».

Ah! Et pour ce qui est des « fonctionnaires » tanzanien, ils sont plus souriants que les nôtres, mais aussi beaucoup plus lents!

Prix du visa touristique kenyan à l’aéroport Jomo Kenyatta de Nairobi: 25 $

Prix du visa touristique tanzanien à Namanga, frontière de la Tanzanie: 50$ (c’est pareil aux aéroports du pays).

La malaria ou paludisme

Se protéger contre les moustiques est indispensable, une seule piqûre suffit pour la transmission des parasites de la malaria ou du virus de la dengue. Les moustiques piquent principalement entre le crépuscule et l’aube. Soyez particulièrement vigilants avec les jeunes enfants et les femmes enceintes.

Spectacle brésilien de prévention contre la dengue

Vous trouverez toutes les informations sur le site de l’Institut Pasteur, ici.

Pour ma part, j’ai emporté une moustiquaire imprégnée, mais chaque chambre où j’ai dormi en était déjà équipée. Je n’ai pas utilisé de répulsif pour vêtement, seulement Insect Ecran pour la peau, et des vêtements amples et longs. Il y a peu de moustiques à Arusha/Moshi à la saison froide.

La première année, j’ai pris un traitement à la doxycycline, parce que c’est le moins cher, mais j’ai souffert de l’intolérance au soleil que cela provoque. Heureusement le mois de juin à Arusha c’est 15 degrés à midi et une épaisse couche de nuages!

Lors de mon séjour à Nairobi, j’étais hébergée par un couple , Eunice et Georges (via couchsurfing) . Eunice venait de sortir d’une grosse crise de malaria quand je l’ai rencontrée. Elle était faible et ressentait des douleurs articulaires et abdominales. Elle m’a avoué qu’elle sortait à peine de l’hôpital où elle avait cru y rester. Pourtant elle n’a pas voulu annuler mon séjour chez elle! Je lui ai dit que j’aurais pu chercher quelqu’un d’autre et la laisser se reposer, mais elle tenait tant à rencontrer une française! Selon Georges, elle aurait attrapé le parasite lors d’un séjour au « village », à 12 heures de route de la capitale. C’était sa troisième crise en dix ans, et la plus violente.

Eunice et Georges tout fatigués

Les vaccins

La première chose à lire est la page « conseil par pays » du ministère des affaires étrangères; c’est là que l’on trouve les recommandations relatives à l’actualité et  les démarches obligatoires. Pour la Tanzanie c’est ici.

On y découvre que le vaccin contre la fièvre jaune n’est plus obligatoire, sauf si l’on vient d’un pays où la maladie est endémique (voir la liste des pays), mais fortement recommandé. Par contre il faut être à jour des vaccins ordinaires, comme le DTP.

Rendez-vous pris à l’hôpital de la Croix-Rousse, au centre de vaccination, bâtiment O. Attention il ne faut pas aller au service  » maladies infectieuses et tropicales  » mais au service  » médecine du voyage-vaccinations « . Je  dis ça pour les Lyonnais parce que j’ai arpenté en long et en large l’hôpital de la Croix Rousse pendant les travaux, vous savez, quand on ne pouvait pas couper pour prendre le chemin le plus court…

Bref, j’ai fait trois vaccins d’un coup, la fièvre jaune (valable 10 ans) , l’hépatite A (rappel dans un an), et la typhoïde (rappel dans trois ans), et ce dernier fait un mal de chien!

Ensuite il y a une consultation où le docteur s’assure qu’il n’y a pas de contre-indication au voyage, et donne beaucoup d’informations relatives aux conditions d’hygiène, à l’alimentation, au climat…

Petit extrait:

le Dr:    « Voilà on a fait le tour; enfin, pour la sexualité, c’est préservatif ou abstinence, hein. »

Moi:     « Heu, préservatif ! »

Petit silence un peu gênant.

le Dr :      « Ce n’était pas une question. Vous faites bien comme vous voulez. »

Il y a des jours où j’oublie mon cerveau sur mon oreiller.

1. Et pourquoi en Tanzanie?

Question récurrente! Je bafouille toujours une réponse improbable, parce que, soyons honnête, je n’en sais rien.

« Pour la faune sauvage, les arbres, les tribus… parce que « Le Lion » de Kessel est une lecture d’enfance peut-être…

– Ben oui mais ça se passe au Kenya, alors pourquoi pas le Kenya?

-…

-Hein? Pourquoi en Tanzanie?

-Heu, Jules Verne aussi c’est un livre que j’aimais bien, il fait partir les héros de « Cinq semaines en ballon » de Zanzibar, et survoler la savane et le lac Victoria…

– Oui mais bon, ils survolent aussi le Tchad et ils atterrissent au Sénégal.

-Le tourisme en Tanzanie c’est moins cher qu’au Kenya…

-Non.

-Le Roi Lion ça se passe dans le Ngorongoro non?

– Ben tiens et comment tu peux savoir ça?

– C’est un truc que je sens, tu vois… le rocher de Mufasa, il domine une immense plaine, ça ne peut être que le fameux cratère… »

Bref, j’ai eu l’argument bancal mais à présent je sais quoi répondre:

C’est là qu’on parle l’authentique kiswahili, c’est donc l’idéal pour mon apprentissage de la langue.

Mais au fond, parfois, je crois qu’il n’y a pas d’autre explication qu’une envie profonde de partir pour une destination précise. Et d’y retourner!

En attendant,  voici mon expérience tanzanienne. N’hésitez pas à commenter mes posts, que vous connaissiez bien la Tanzanie ou que vous n’y ayez jamais mis l’orteil. Ca me fera plaisir!